Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement - 92 CAUE 92 Le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement des Hauts-de-Seine est une structure de conseil, de formation et de diffusion de l’architecture, de l’urbanisme et de l’environnement contemporains. CAUE 92, architecture, urbanisme, environnement, conseil, sensibilisation, formation, pédagogie, participation
Webinaire

WEBINAIRE 2021

LA VALEUR DE L'EXISTANT : RÉHABILITER POUR MIEUX HABITER

Le mardi 26 janvier 2021

Les CAUE d’Île-de-France ont choisi en 2020 et 2021 d’approfondir la question de la réhabilitation du logement. Ce 12e séminaire de l'Observatoire de la Qualité Architecturale du Logement en Île-de-France, organisé en deux matinées (19 et 26 janvier 2021) a pour thème la rénovation énergétique.

Comment reconnaître et apprécier les qualités d’un bâti existant ordinaire, pour éviter une banalisation et la multiplication de solutions standardisées de rénovation énergétique dans le logement collectif ? Comment évaluer les qualités du bâti, au-delà de sa valeur patrimoniale ? 

 

Cette matinée commence avec l’intervention de Franca Malservisi, architecte et docteure en histoire de l’architecture au CAUE du Val-de-Marne. Son intervention explicite les raisons pour lesquelles nous avons convoqué la dénomination “bâti ordinaire”. À partir de la présentation de plusieurs objets architecturaux et d’une définition, Franca Malservisi propose quelques observations sur la relation entre le niveau d’exigence dans le processus de projet de réhabilitation et le statut d’un bâtiment. 

 

Qu’entend-on par bâti ordinaire ? Franca Malservisi, architecte, CAUE 94

Tout objet construit est une ressource, d’autant plus quand il est habité !

 

Réhabiliter plutôt que démolir : la commande en question

Le projet de réhabilitation, cette commande spécifique ; c’est une vision, une stratégie, une façon de procéder, d’envisager le projet au sens large et de considérer le bâti dans toutes ces valeurs évoquées, aussi ordinaire soit-il. Alors réhabiliter plutôt que démolir ? Ne plus démolir, est-ce un postulat y compris dans la réalité climatique que nous vivons aujourd’hui? 

Pour aborder cette question, Frédéric Mira, directeur du groupe de la Rénovation Durable et de l’Innovation chez I3F propose un retour d’expérience sur la commande d’I3F en Île-de-France. Frédéric Mira apporte un éclairage sur la politique de rénovation menée par I3F sur son parc et sur les perspectives d’évolution de la commande, au regard de la crise sanitaire que nous traversons. 

Frédéric Mira, directeur du groupe de la Rénovation Durable et de l’Innovation, I3F

 

 

David Javaudin, responsable de programme chez Habitat et Humanisme, prend ensuite la parole. Habitat et Humanisme est une association fondée il y a plus de 25 ans dans la région lyonnaise, aujourd’hui nationale, qui mène des réhabilitations  pour des demandes très sociales, dans des communes carencées en logements sociaux, dans une recherche d’équilibre, d’harmonie pour implanter des logements type PLAI. David Javaudin présente les spécificités de ces commandes et le consensus à construire avec les mairies pour réhabiliter. 

 
David Javaudin, responsable de programme, Habitat et Humanisme

 

 

Enfin, Olivier Waintraub, directeur général chez Nexity, aborde les enjeux de la réhabilitation pour un promoteur immobilier. Certes il y a de moins en moins de foncier disponible en Île-de-France et de plus en plus cher ; mais au-delà de ces considérations, la réhabilitation permet d’offrir une autre valeur au logement, y compris pour un bâti ordinaire.

 

Olivier Waintraub, directeur général, Nexity Seeri

 

 

Questions et échange

 

 

Le diagnostic, préalable à toute intervention

Dans une logique de réduction de coût et de massification de la rénovation énergétique, il est tentant de réduire le temps consacré par la maîtrise d'oeuvre au diagnostic. Pour la maîtrise d'ouvrage, un diagnostic coûteux est un risque, risque d'avoir un bon diagnostic sans phase d'exécution. Le temps passé au diagnostic peut également être incompris puisque les bâtiments paraissent parfois si similaires. 

Le diagnostic apparaît donc comme un investissement, en temps, en matière grise, en analyse, en connaissance. Pour illustrer cet enjeu, trois professionnels portant une attention particulère aux phases de diagnostic sont invités à témoigner. Ces professionnels ont conscience de travailler sur des situations et des bâtiments uniques ... peut-être leur démarche fait-elle de chaque situation un cas unique ? 

 

Jean-Marc Pitet, architecte du patrimoine, ABDPA architecture

 

Nadine Ribier, direction technique, groupe Étude et développement, OPH d'Ivry-sur-Seine

 

Laurent Mouly, ingénieur, LM Ingénieur. 

 

 

Questions et échange

 

 

Katya Samardzic, conseillère architecture à la Direction Régionale des Affaires Culturelles d'Île-de-France, conclut cette matinée en rappelant l'enjeu de la prise en compte globale de la qualité architecturale dans les projets de rénovation énergétique. 

Katya Samardzic, Conseillère architecture à la DRAC Île-de-France 

 

Bâti ordinaire, espaces extraordinaires

La qualité d’usage dans les bâtiments existants

Dans le cas d’une opération de construction de logements neufs, les besoins des usagers sont supposés, profilés. Mais qu’en est-il dans un immeuble d’habitation déjà construit et habité ? Comment prendre en compte les besoins de ceux qui habitent les logements qui vont être transformés ? Quand réhabiliter devient une nécessité, comment est évaluée voire mesurée la qualité d’usage du logement avant et après travaux ? Prendre en compte l’ensemble des dimensions de la qualité de l’habitat est primordial afin d’adapter les logements rénovés aux changements climatiques, à l’évolution de nos modes de vie et à la transition démographique. 

 

Solène Mourey, architecte-urbaniste au CAUE de Paris, présente des témoignages d’habitants de bâtiments réhabilités, issus des analyses de l'Observatoire. Peu nombreuses sont les enquêtes recueillant l’avis des occupants une fois le logement transformé. Pourtant ces avis sont précieux car ils nous aident à mieux comprendre où se situe la qualité pour les occupants, et comment la réhabilitation révèle certaines qualités du bâtiment. 

 

Les potentiels de l’existant pour la qualité d’usage

 
Solène Mourey, architecte-urbaniste au CAUE de Paris

 

 

Véronique Javelle, architecte, dirigeante de A&M Architecture et A&M Rénovation, présente plusieurs réalisations de rénovation énergétique en milieu occupé de copropriétés privées. 

 

 

Marian Sypniewski apporte son expertise de la rénovation en site occupé, en l’illustrant par un cas particulier : la rénovation de la cité jardin Henri Sellier au Pré-Saint-Gervais. 

Marian Sypniewski, responsable du service Réhabilitation 2, Seine-Saint-Denis Habitat

 

 

Enfin, Alexandre Neagu, architecte, enseignant à l’Université Paris-Nanterre, chercheur au Centre de Recherche sur l’Habitat, apporte un éclairage sur l’évolution des besoins et usages du logement ainsi que les défis à venir dans la réhabilitation du parc privé et social. 

Intervention d'Alexandre Neagu, architecte, doctorant et enseignant à l’Université de Paris Nanterre, UMR LAVUE - Centre de Recherche sur l’Habitat (CRH)

 

 

S’appuyer sur les systèmes constructifs en place, l’existant au service d’une architecture environnementale

 

La transformation du bâtiment a ensuite été abordée sous un angle plus technique, considérant le bâtiment et les éléments qui le composent comme une ressource. La réhabilitation valorise cette ressource, en l’adaptant à de nouveaux usages, à de nouveaux besoins. Encore faut-il que le bâtiment ait la capacité de se transformer, pour s’adapter aux normes actuelles de confort. Les façades peuvent être déposées, reposées, la trame constructive peut devenir opportunité ou contrainte, en cas de changement d'affectation. 

Dans cette seconde table ronde, il a surtout été question de transformation de bureaux en logements : quels sont les atouts des bâtiments de bureaux pour créer du logement ? Comment s’appuie-t-on sur les systèmes constructifs en place, que ce soit l’enveloppe ou la structure, pour proposer du logement adapté aux normes actuelles de confort ?

Pour introduire cette table ronde, Cloélia Perreau, architecte au CAUE du Val-de-Marne expose le projet de Transformation de bureaux en logements à Charenton-le-Pont. Nicolas Croixmarie de l’agence Croixmariebourdon Architecture, présente ensuite un projet de transformation de bureaux en logements, livré en 2020 à Pantin, près du canal de l’Ourcq.

Il nous explique l’impact sur les plans, les typologies et les distributions de logements du système constructif en place. 

Nicolas Croixmarie, architecte, CroixMarieBourdon Architecture

 

 

Patrick Rubin intervient enfin pour présenter le projet de transformation du 58-66 rue de la Mouzaïa dans le 19ème à Paris. Ce projet ne peut pas passer inaperçu, tant sa façade en béton brut est remarquable. Entre conservation et transformation, Patrick Rubin aborde les spécificités de ce projet, puis ouvre le débat en évoquant les perspectives qu’il souhaite engager sur ce type de projet, visant à généraliser la transformation de bâtiments existants avec des coûts abordables. 

Patrick Rubin, architecte, Canal Architecture

 

Questions et échanges

 

 

Conclusion du webinaire par Jean-Marc Zuretti, chef de service, Service métropolitain de l’Architecture et du Patrimoine (SMAP) Île-de-France

 

DOCUMENTS À TÉLÉCHARGER

separateur

INFORMATIONS PRATIQUES

  • Type d’action : Webinaire
  • Public : Professionnels
  • Date : Le mardi 26 janvier 2021
separateur

SUR LE MÊME SUJET

separateur

MANIFESTATIONS À VENIR

separateur
separateur