OPÉRATION DE 50 LOGEMENTS « LES CHEMINS DE L’ÉCRIN » À SAINT-MICHEL-SUR-ORGE

Les Chemins de l'Écrin est lové au cœur d'un parc de 6 600 M² hébergeant des arbres centenaires dont certains mesurent plus de 40 mètres. Ce boisement comprend notamment une collection de chênes remarquables et des essences de séquoia, d'érable, de pin et de charme. Des menuiseries extérieures en aluminium, l'usage de la brique, le souci permanent de valorisation des arbres existants… les Chemins de l'Écrin est éco-responsable.

© HAVIM / Agence Lambert Lenack Architectes

Nous avons visité l'opération de 50 logements (25 en accession, 25 sociaux) réalisée par le promoteur HAVIM, 7 rue de l'Église et 32 rue d'Enfer à Saint Michel-sur-Orge.

Cette parcelle arborée de 7000 m2 en plein cœur de bourg était le jardin d'une maison de notaire.

La ville avait parmi ses impératifs la préservation de la richesse de ce patrimoine végétal remarquable et l'aménagement d'une continuité paysagère sous forme de cheminement continu entre le parc de l'Hôtel de Ville et le centre-bourg.

Elle lance, avec le portage de l'Établissement Public Foncier de la Région Ile-de-France (EPFIF), en octobre 2013 un concours de promoteurs. Le projet de HAVIM / agence Lambert Lenack Architectes est lauréat.

« Ici la nature et l'architecture sont liées par l'histoire même de la ville, grâce aux arbres séculaires qui se font écho, de part et d'autre de la rue de l'Église » nous expliquent Adrien Lambert et Etienne Lenack, architectes de l'opération. « Le projet a eu pour ambition de permettre un accès libre du site au plus grand nombre, en toute simplicité ».

La disposition et la fragmentation des habitations ont permis de mettre en scène le clocher de l'église dans la perspective de ce cheminement entre les habitations. Le nouveau quartier vient s'intégrer avec fluidité dans l'environnement urbain et paysager, grâce à ses séquences curvilignes et à des gabarits faisant écho à l'architecture faubourienne du cœur de ville.

Les architectes ont réfléchi à une solution d'implantation leur permettant de ne pas toucher aux 31 arbres remarquables de haute tige qui devaient être maintenus. On y trouve notamment une petite collection de chênes (chêne sessile, chêne pédonculé, chêne blanc, chêne rouge), mais aussi un noyer noir d'Amérique (Juglans nigra) des érables planes et sycomores (Acer platanoides, Acer pseudoplatanus), des pins (Pinus nigra, Pinus pinaster), différents autres résineux (Sequoiaendron giganteum, Picea abies, Thuya plicata, Cedrus atlantica) etc.

L'équipe a disposé pour ce projet particulier de l'apport professionnel d'un paysagiste « pédologue », c'est-à-dire d'un expert de lastructure profonde des sols.

La localisation du stationnement en sous-sol a permis notamment de décoller le RdC du sol naturel par un système de planchers en porte-à-faux. Cette solution a répondu à la fois aux exigences de préservation de l'intimité des habitations par rapport au passage piéton et elle a permis d'éloigner les fondations du système racinaire des arbres.

MANIFESTATIONS À VENIR

SUR LE MÊME SUJET

65 logements sociaux à Savigny-sur-Orge
CAUE 91